L’unité italienne

Depuis le Moyen Âge, la péninsule italienne était restée morcelée en de nombreux petits états. Le Saint empire romain germanique s’étendant jusqu’en Italie centrale (la province des Marches constituait la limite méridionale), la Maison de Habsbourg s’était emparé d’une bonne partie de l’Italie septentrionale.

Au début du XIXe siècle, des esprits éclairés commencèrent à œuvrer pour une réunification et la création d’un état fort, uni par sa langue et sa culture.

Toute la période de 1818 à 1870 de l’Histoire de l’Italie est appelée « Risorgimento » (c’est-à-dire renaissance, refondation du pays).

Trois guerres d’indépendance furent nécessaires pour se débarrasser du joug des Autrichiens et réunir tous les états en un seul :

1848-1849 : première guerre d’indépendance, suite aux idées révolutionnaires venues de France

1859 : deuxième guerre d’indépendance et réunion de quelques provinces au royaume de Piémont-Sardaigne

1866 : troisième guerre d’indépendance, achèvement de la réunification

Le Royaume de Piémont-Sardaigne (1720-1861) annexa successivement :

1859 : la Lombardie

1860 : les Provinces-Unies d’Italie centrale (Toscane, Parme, Modène et la Romagne)

En été 1860, Giuseppe Garibaldi (1807-1882), à la tête d’un corp expéditionnaire “Les Mille chemises rouges”, débarqua à Marsala, en Sicile, et s’empara du royaume de Naples

Fin 1860 : annexion du royaume des Deux-Siciles, des Marches et de l’Ombrie

17 mars 1861 : proclamation du royaume d’Italie. Victor-Emmanuel II (1820-1878), roi de Piémont-Sardaigne, est proclamé premier roi d’Italie.

1861 : Rome est choisie comme capitale du nouveau royaume.

1866 : annexion de la Vénétie (au Traité de Vienne, qui mit fin à la 3e guerre d’indépendance).

1870 annexion des États Pontificaux (à l’exception de la Cité du Vatican)

En 1864, le premier ministre du roi d’Italie, Camillo Benso, comte de Cavour (1810-1871) céda le duché de Savoie et le comté de Nice à la France, en remerciement de l’aide apportée par Napoléon III au nouveau royaume.