Le bouton destiné à fermer les vêtements est apparu relativement tôt dans l’Histoire de l’Humanité, au IVe millénaire avant Jésus-Christ. Le Musée du Louvre (Département des Antiquités) conserve des boutons en os, datant de 2 000 ans avant notre ère.

Quoique connu, le bouton n’était pas très utilisé dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains lui préférant la fibule ou la broche pour fixer le tissu de leur toge.

Au Moyen Âge, il fit une réapparition et commença à rentrer dans les usages, surtout à partir du XIVe siècle. Le mot bouton dériverait du francique botan, substantif tiré du verbe boter (qui signifie « pousser » ; par exemple, Jeanne d’Arc voulait « bouter les Anglais hors de France » ; il faut également penser à une arme médiévale, le saqueboute, sorte de crochet de métal monté sur un long manche en bois, destiné à désarçonner un cavalier, à le bouter hors de sa selle).

La première apparition littéraire du mot bouton se trouve dans les œuvres de Chrétien de Troyes, qui utilise ce mot en 1160 avec le sens de bouton végétal, d’excroissance d’une plante. Le même auteur, en 1170, dans Cligès, le désigne comme une petite pièce (souvent circulaire) servant à fermer un vêtement. Puis, en 1236, dans le Roman de la Rose, il s’agit d’une fleur juste avant qu’elle n’éclose.

Au Moyen Âge, on l’appelait « bouton », mais également « noiel » ou encore « nouyau », par référence au noyau des fruits, dont il rappelait la forme.

On fabriquait des boutons en os, mais aussi en nacre, en bois ou encore en métal. En fonction de la mode, certains étaient revêtus de tissu plus ou moins riche, assorti à la couleur des vêtements. Au XVIIe siècle, le bouton connut un engouement particulier et finit par surclasser les autres modes de fermeture vestimentaire.

La soutane des ecclésiastiques était fermée à l’aide de 33 boutons, en référence à l’âge du Christ au moment de sa mort.

Le quimpérois Alexandre Massé (1829-1910) inventa, vers 1850, le bouton à 4 trous et fit fortune grâce à cette invention modeste, mais utile.