Le mot « amende » dérive du verbe latin emendare, qui signifie payer. Il s’appliquait surtout au règlement des sanctions pécuniaires infligées par les tribunaux romains. Excellents juristes, les Romains distinguaient les peines capitales (châtiments des crimes les plus graves) des peines non capitales, dont les peines patrimoniales : ils infligeaient des amendes (en latin multa) comme sanctions de nombreux délits.

La justice médiévale reprit ce système, car il était très lucratif pour les seigneurs titulaires des droits de justice. Souvent on infligeait de lourdes amendes pour le moindre délit, non dans le but de rendre justice mais plutôt pour renflouer le trésor seigneurial. Ce produit des amendes se nommait épices et le système a perduré jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

De nos jours, un Procès-Verbal est un acte juridique écrit qui retranscrit des constatations ou des déclarations ou encore une situation. Il est dressé par un agent de la force publique, dûment habilité à cet effet.

On distingue cinq classes de contravention :

1re classe : la moins grave porte sur la vitesse

2e classe: ex.: absence d’attestation d’assurance 150 € max.

3e classe: ex.: menaces de violences légères 450 € max.

4e classe: ex.: menaces de destruction de biens 700 € max.

5e classe: la plus grave, conduite en défaut de permis, 1 500 €, 3 000 € si récidive

Pour l’anecdote, la 1re contravention pour excès de vitesse au monde a été infligé à un Britannique, en 1896, du nom de Walter Arnold qui, à bord de sa Arnold Benz Moror Carriage (de sa construction sous brevet Benz) avait été rattrapé par un policier à vélo alors qu’il roulait à 8 miles à l’heure (environ 13 km/h) en traversant le village de Paddock Green (Kent) tandis qu’en Grande-Bretagne la vitesse était limitée à 2 miles/heure (3,2 km/h) en ville et 4 miles/heure (6,4 km/h) en campagne.

En France, la toute première contravention pour excès de vitesse a été donnée, le 7 juillet 1898, à Anna de Rochechouart de Mortemart, duchesse d’Uzès, pour avoir roulé au Bois de Boulogne à plus de 15 km/h à bord de sa Delahaye. Par ailleurs excellente conductrice, elle a fondé l’Automobile Club féminin de France.