Le gréement des navires

Pendant de longs siècles, la voile a constitué l’élément essentiel de la propulsion des navires et ce ne fut qu’au XIXe siècle que le moteur est venu briser son monopole. Mais, pour installer des voiles sur un navire, des mâts sont nécessaires. On appelle « gréement » l’ensemble des pièces fixes et mobiles permettant la propulsion et la manœuvre d’un navire par la force du vent. Ce terme est issu du vieux norois (langue scandinave ancienne, parlée par les Vikings aux IX-XIe siècle ; grands spécialistes de la navigation, ils ont laissé de nombreux termes de marine) greida, qui a donné les mots agrés, gréement ou encore grées.

Le gréement comprend l’ensemble des :

  • espars (mâts, vergues, bomes, tangons, etc.)

  • cordages (drisses, écoutes, étais, haubans, etc.)

  • voilures

Les gens de mer distinguent :

  • le gréement dormant (ensemble des pièces fixes)

    • mâts, beaupré, etc.

    • étais

    • haubans

  • le gréement courant (ensemble des pièces mobiles)

    • bome, vergue

    • tangon

    • écoutes, drisses, hale-bas, bastaques, bosses de ris, garcettes

Il existe de nombreux types de gréement :

  • Navires à 1 mât : misainier, sloop, cotre

  • Navires à 2 mâts : brick, brigantine, goélette, ketch, dundee

  • Navires à 3 mâts : trois-mâts carré, trois-mâts barque, trois-mâts goélette

  • Navires à plus de 3 mâts : on a construit des goélettes avec jusqu’à 7 mâts.

Les voiles, très variées à partir du XVIIe siècle, portent des noms précis : foc, clinfoc, hunier, misaine, brigantine, perruche, cacatois, perroquet, etc.

Dans les premiers temps de la navigation à voile, les voiles étaient uniquement triangulaires. Les voiles carrées apparurent au Moyen Âge. Puis, aux siècles classiques, la voilure se diversifia et devint complexe, afin de profiter au maximum des vents venant de toutes les directions. Les grands vaisseaux trois mats, nombreuses voiles, principalement carrées, mais aussi triangulaires (focs) ou polygonales (misaine).