Les graphiques

De même que les tableaux synoptiques, les graphiques sont utiles à l’historien pour visualiser des phénomènes économiques ou sociaux, car ils permettent de relativiser certains faits étudiés par le chercheur (par exemple, proportion de telle catégorie de population présentant une caractéristique quelconque, part de telle dépense dans le budget total d’un état, etc.).

On distingue deux types de graphiques :

le « camembert »

le graphique en camembert se présente sous la forme d’un cercle, avec des rayons nettement marqués, déterminant des secteurs, le plus souvent de couleurs différentes (pour une meilleure visualisation). Ce type de graphique permet d’appréhender facilement les proportions (par exemple la répartition de la noblesse, du clergé et du tiers-état dans la société française à telle date, en nombre d’individus)

les « colonnes »

un graphique en colonnes présente l’avantage de permettre la comparaison entre deux (ou plusieurs) nombres ; par exemple, les dépenses de divers ministères, pour une année budgétaire donnée, en millions d’unités monétaires ; ou les effectifs comparés des armées belligérantes lors d’un conflit. On l’utilise fréquemment, par exemple, pour une « pyramide des âges » et très souvent en démographie et en économie.

Il est impératif de toujours indiquer les dates et toutes précisions utiles à la compréhension des données. Un graphique établi pour une période donnée ne sera pas obligatoirement valable pour une autre période.

Les informations fournies par de tels outils seront nécessairement accompagnées d’un commentaire, destiné à apporter au lecteur-utilisateur les avertissements indispensables pour éviter tout anachronisme ou toute erreur d’interprétation. Comme pour tout document, l’historien devra se montrer prudent dans la consultation et l’utilisation des informations contenues dans les graphiques. Il devra, en bonne méthode, les confronter aux autres sources. En effet, un graphique reste un document établi par un auteur qui, pour ce faire, doit interpréter lui-même des résultats obtenus dans d’autres documents. Ce n’est nullement une source primaire, mais bien une source secondaire, à manipuler, par conséquent, avec précaution.