L’élevage

Dès l’apparition de l’agriculture, au Néolithique, l’élevage a constitué une part importante de l’activité humaine, en raison des apports essentiels que représentait la domestication des animaux pour aider l’homme dans son travail (déplacements, labour des champs, etc.), pour son alimentation et aussi pour la confection d’outils ou d’objets usuels.

Tout d’abord l’homme a réussi à dompter les équidés, puis il a domestiqué les bovins, ensuite les caprins, les ovins et les porcins, sans oublier de nombreuses variétés de volailles (poules, canards, oies).

Les archéologues ont trouvé de nombreuses traces d’animaux domestiques dans le Croissant fertile (en Mésopotamie, entre les grands fleuves que sont le Tigre et l’Euphrate), mais aussi en Égypte, en Grèce, en Italie et dans le monde celte. Tous les peuples de l’Antiquité pratiquaient l’élevage.

Au Moyen Âge, l’élevage se développa partout en Europe. Dès le XIIe siècle, les moines cisterciens pratiquèrent l’élevage du mouton et firent fortune en vendant leurs produits (laine pour les vêtements, viande pour l’alimentation et surtout les peaux pour faire du parchemin, à une époque ou les livres se multipliaient dans les scriptoria des monastères).

L’accroissement du nombre des troupeaux entraîna un fort accroissement du nombre d’artisans liés à l’élevage, partout dans les villes ; cardeurs et tisserands pour la laine, tanneurs pour les peaux, bouchers, charcutiers, mais aussi cordonniers, drapiers, tailleurs, teinturiers et bien d’autres.

L’Angleterre connut une grande prospérité, grâce à l’élevage des ovins ; tout naturellement, l’élevage des moutons fut ensuite exporté dans son immense empire colonial (notamment en Australie et en Nouvelle-Zélande). Les chevaux, inconnus avant l’arrivée des Conquistadors en Amérique, y furent implantés et les tribus autochtones ne tardèrent pas à les maîtriser à leur tour. De même, les colons de toutes nationalités (Anglais, Espagnols, Portugais, Néerlandais, Allemands et aussi Français) importèrent dans leurs nouveaux établissements toutes sortes d’animaux domestiques d’origine européenne, où ils se mêlèrent aux espèces indigènes.

Enfin, l’élevage extensif s’est développé dans les grandes plaines (Amérique du Nord, Argentine) des nouveaux continents.