Partie la plus septentrionale des îles britanniques, l’Écosse a été peuplée par des peuplades dès les environs de 10 000 ans avant Jésus-Christ. Puis, au VIIe siècle avant notre ère sont arrivés ceux que les Romains nommaient les Pictes. Les mêmes Romains nommèrent Calédonie la région au Nord de l’Angleterre. Ils ne purent jamais réussir à les réduire pour les intégrer dans l’Empire, au point que l’empereur Hadrien (117-138) préféra faire édifier, en 122, un mur-frontière, nommé « mur d’Hadrien », encore visible de nos jours.
Au Ve siècle de notre ère, arrivèrent les Scots, venus d’Irlande, qui donnèrent leur nom au pays (Scotland, en anglais). Plusieurs petits royaumes furent alors créés, qui se querellaient sans cesse entre eux. En 843, le royaume d’Alba prit le dessus et ses souverains exercèrent leur domination sur la presque totalité de l’Écosse. Par sa victoire sur ses rivaux, en 1040, le roi Malcolm III conforta sa prépondérance.
L’invasion de l’Angleterre, en 1066, par Guillaume le Conquérant à la tête des Normands, constitua une menace pour les Écossais : dès 1072, le nouveau roi d’Angleterre tenta de s’emparer du pays. Avide de conquêtes de tous côtés, Henri II Plantegenet (1154-11489), roi d’Angleterre, força, en 1174, le roi d’Écosse Guillaume Ier le Lion (1165-1214) à reconnaître la suzeraineté sur l’Écosse et à payer un lourd tribut annuel, mais Richard Ier Cœur de Lion (1189-1199) le libéra de cette dépendance, en 1189.
Du XIIIe au XVIIIe siècle, Anglais et Écossais s’affrontèrent en incessants conflits, avec une alternance de victoires et de défaites, comme les batailles de 1298, à Falkirk, qui vit une déroute écossaise, ou Bannockburn, en 1314, au cours de laquelle les Écossais prirent leur revanche.
En 1295, un traité de secours mutuel fut conclu entre le roi de France et l’Écosse, sous le nom de Auld Alliance, qui fut à l’origine de plusieurs actions militaires, souvent malheureuses pour les troupes françaises qui échouèrent, à plusieurs reprises, dans leurs tentatives de débarquement et d’invasion de l’Angleterre, pour prendre à revers les ennemis des Écossais.
Après le règne de la dynastie des Stuart, en 1707, le Parlement anglais vota l’Acte d’Union qui mit fin à l’indépendance écossaise, en dépit de nombreux combats d’arrière-garde, menés par les farouches highlanders (cf. le roman « Rob Roy MacGregor », publié par Sir Walter Scott en 1807).