Branche spécialisée de l’horticulture, la floriculture concerne la production de fleurs, utilisées en grandes quantités comme ornements pour décorer des monuments (châteaux, intérieurs d’églises…), des intérieurs de maison ou lors de cérémonies (mariages, enterrements…).
La floriculture permet la production de fleurs par jardinage ou par culture industrielle (le plus souvent dans des serres chauffées). Elle produit essentiellement des fleurs coupées, mais également des plantes fleuries en pots ou en jardinières, des graines et des bulbes ou tubercules.
Même si la culture des fleurs était largement pratiquée au Moyen Âge dans tout l’Occident, la floriculture en tant que telle ne se développa qu’à partir du XVIIe siècle. Le premier botaniste à s’intéresser aux fleurs fut un jésuite italien, installé à Rome, Giovanni Benetto Ferrari, qui publia, en 1633, un traité intitulé « De florum cultura » (« De la culture des fleurs »).
Dès lors, la floriculture fit l’objet de nombreux traités, la botanique ayant fait d’immenses progrès. Au XVIIIe siècle, de nombreux navigateurs anglais, hollandais ou français, parcourant les mers les plus lointaines, importèrent en Europe occidentale une grande quantité de plantes exotiques (par exemple, les camélias, les rhododendrons, les hortensias), jusqu’alors inconnues sous nos latitudes et les naturalistes réussirent à les acclimater.
Les études sur le sujet se multiplièrent et les ouvrages spécialisés furent publiés dans plusieurs pays et dans plusieurs langues. En France, le naturaliste Charles Victor Naudin (1815-1899) s’illustra par ses connaissances dans le domaine et rédigea des ouvrages qui firent autorité.
Un pays devint spécialiste en culture intensive des fleurs : les Pays-Bas (surtout la province de Hollande), où les terres gagnées sur la mer (polders) furent mises à profit pour cultiver des plantes à bulbes (tulipes essentiellement). Le marché aux fleurs d’Amsterdam acquit rapidement une réputation internationale. En France, le Marché national de Rungis (Essonne) fournit quotidiennement des fleurs aux 14 000 fleuristes (nombre actuellement en diminution : on en comptait encore 17 000 dans les années 1970) du pays. La région nantaise s’est spécialisée dans la production du muguet (vendu le 1er mai). Quelques fleurs sont particulièrement appréciées, notamment la rose (roses de Turquie, mais aussi cultivée au Kenya), la tulipe, le chrysanthème (pour les cérémonies mortuaires), ou encore l’orchidée.