L’horticulture est l’art de cultiver les jardins : on y fait pousser des fleurs, des plantes ornementales, des fruits et des légumes. Elle implique la conservation des plants, la gestion des sols et l’acclimatation de plantes exotiques. L’horticulture regroupe le maraîchage, la floriculture, l’arboriculture, la culture vivrière et la pépinière (les semences et les jeunes plants).

Le terme d’horticulture fut en usage au XIXe et finit par s’imposer dans le vocabulaire courant dans les années 1850.

Dès l’Antiquité, l’horticulture est pratiquée, sans toutefois qu’elle porte ce nom. Les Romains, très friands de mets raffinés, cultivaient de nombreux légumes, extrêmement variés, dans leurs jardins. Le mot jardin se dit hortus en latin. Le mot jardin, apparu au XIIe siècle, provient du francique gard.

Très développée au Moyen Âge, l’horticulture est alors essentiellement pratiquée dans les monastères : chaque établissement ecclésiastique possède un « jardin des simples », dans lequel on cultive des plantes potagères ainsi que des plantes médicinales.

En raison de l’importation d’une grande quantité de plantes exotiques (notamment venues d’Amérique et d’Extrême-Orient), l’horticulture se développa au XVIIIe siècle. Initialement présente en France dans les ports de la Loire, elle gagna peu à peu les zones périurbaines. Les cultures maraîchères étant essentielles pour nourrir les villes, on vit des jardins s’implanter autour de Paris, Orléans, Nice, Nantes, Angers… Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les banlieues de presque toutes les villes françaises virent l’apparition de jardins (ou de serres) capables d’assurer l’approvisionnement en fruits et légumes de la population locale.

En 1827, Louis Héricart, baron de Thury (1776-1854) fonda la « Société royale d’horticulture de France » dans le but « d’acclimater les espèces sauvages et étrangères ». Depuis, cette société a considérablement grossi et est devenue un important acteur du monde agricole.

De nos jours les « hortillonages » d’Amiens (une zone de 300 hectares de jardins dans les marais de la Somme, à proximité immédiate de la ville), sont un témoignage de l’activité horticole locale, probablement depuis le XIIe siècle.