La piraterie était déjà connue des Grecs. Le mot piratrès désignait un « bandit, un brigand qui parcourt les mers pour attaquer les navires » ; il était issu du verbe peirao (s’efforcer de, essayer de, tenter sa chance à l’aventure) qui a donné le nom du port d’Athènes, Le Pirée. Les Romains l’ont emprunté pour le déformer en pirata (bandit des mers). Au Moyen Âge, pirate désigne des bandits qui parcourent les mers pour piller les navires marchands. Le mot flibustier vient du néerlandais vrijbultier (« qui fait du butin librement »).
La piraterie connut son âge d’or vers 1660, lorsque de nombreux pirates, stationnés dans les Caraïbes principalement (notamment sur l’île de La Tortue), attaquaient les galions espagnols chargés d’or qu’ils ramenaient d’Amérique pour la couronne espagnole.
Comme il s’agit de banditisme, lorsque les pirates étaient capturés, ils étaient mis à mort aussitôt (pendus « haut et court » à la grande vergue). On reconnaissait leurs navires au célèbre pavillon noir à tête de mort avec des ossements croisés qu’ils arboraient lors de leurs attaques (à l’abordage). Les pirates barbaresques ont écumé la Méditerranée jusqu’au XIXe siècle.
Quelques pirates célèbres :
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François Le Clerc, dit « Jambe de bois » (XVIe siècle),
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Amaro Rodriguez Pargo (XVIe siècle),
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François L’Olonnois (1630-1669), considéré comme un des plus cruels,
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Henry Morgan (1635-1688),
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Edward Teach, dit « Barbe Noire » (1680-1718),
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Charles Vane (1680-1721),
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Bartholomew Roberts (1682-1722),
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Anne Bonny (1697-1721), célèbre femme pirate,
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Olivier Levasseur, dit « La Buse » (XVIIIe siècle).
Bien distincts des pirates, les corsaires sont des marins armant un navire civil et autorisés à attaquer, en temps de guerre uniquement, tout navire battant pavillon ennemi ; ils étaient titulaires d’une « lettre de marque », appelée également « lettre de commission », ou encore « lettre de course ». Le mot vient du latin cursus (course), qui signifie « courir sus ». La guerre de course a fait rage entre Français et Anglais pendant des siècles. Elle a été abolie par le Traité de Paris de 1856.
Quelques corsaires célèbres :
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Jean Bart (1650-1702), de Dunkerque,
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Robert Surcouf (1773-1827), de Saint-Malo,
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Ambroise Garneray (1783-1857), normand.