Comme leurs homologues des autres royaumes d’Europe, les rois de France ont bénéficié d’une éducation particulière. Les enfants royaux faisaient l’objet, dans toutes les cours européennes, de soins particuliers, en raison du fait qu’ils représentaient l’avenir de la dynastie régnante. Par conséquent, à ce titre, ils étaient appelés à régner un jour sur un territoire donné et devaient, de ce fait, être préparés à cette tâche.

Jusqu’à l’âge de 7 ans, les jeunes princes étaient élevés dans l’entourage féminin de leur mère. Dès qu’ils atteignaient « l’âge de raison », ils passaient sous l’autorité d’un (ou de plusieurs) précepteur(s), chargé(s) de leur inculquer les rudiments du métier de roi. L’Histoire a retenu quelques noms de ces précepteurs royaux :

Pour Charles V : Guillaume de Croy, seigneur de Chièvres, Charles de la Chaux et Adriaan Floriszoon, doyen de Louvain, futur pape Adrien VI.

Pour Louis XI : Jean Mazaurie.

Pour Charles VIII : Guillaume Tardif (1440-1492).

Pour Louis XII : Georges d’Amboise.

Pour François Ier : Jean Thenaud, religieux franciscain poitevin (1480-1542).

Pour Henri III : Jacques Amyot et François de Carnavalet.

Pour Louis XIII : Nicolas Faber.

Pour Louis XIV : abbé Péréfixe (Pierre) de Beaumont, de 1644 à 1652, puis François de La Mothe Le Vayer et enfin Pierre de La Porte, premier valet de chambre du roi.

Pour Louis XV : cardinal Hercule de Fleury.

Pour Louis XVI : duc de La Vauguyon, prince de Carency (gouverneur), assisté de 4 personnes : Jean-Gilles de Coetlosquet (précepteur),

André-Louis-Esprit de Sihery de Puyon (sous-gouverneur),

Charles-François Liziarde de Radonvilliers (sous-précepteur),

Jean-Baptiste du Plessis d’Argentré (lecteur).